Article lu sur Bellaciao:
MINATEC, inauguration : ambiance grenobloise !
Vendredi 2 juin à Grenoble, le CEA et l'INPG appuyés par l'Etat et toutes les collectivités publiques inaugurent Minatec, le premier pôle européen de recherche publique en nanotechnologies... dans la peur de la contestation. Déjà Chirac et de Villepin avaient renoncé à se déplacer, et la date de l'inauguration avait été repoussée. Aujourd'hui un quadrillage quasi-militaire de la ville protège les "festivités" de tout événement imprévu. Le matin même sur le campus, le campement d'opposant-e-s à Minatec a été expulsé. La Bifurk, autre point de convergence des opposant-e-s, a été entièrement encerclée par les forces de l'ordre. La place principale du centre-ville est occupée par la police, qui contrôle systématiquement tout petit groupe de personnes assimilables à des manifestant-e-s. Le domicile de deux personnes a été perquisitionné. Des véhicules de la BAC ont foncé sur une trentaine d'individus discutant dans un jardin public, pour disperser "l'attroupement" ; il y a eu quelques arrestations. Le quartier autour de Minatec, véritable zone rouge, est bouclé : les habitant-e-s doivent justifier de leur domicile pour passer. Jeudi 1er, une manifestation de plus de 1000 personnes avait été appelée par l'Opposition Grenobloise aux Nécrotechnologies et d'autres organisations, dont le réseau Sortir du nucléaire. Partie du centre-ville, elle a été stoppée avant la gare et violemment réprimée (une blessée, trois personnes en garde-à-vue). Les jours précédents, actions (1 | 2), débats et rencontres se sont succédés contre Minatec et son monde.
Même les élus municipaux le disent : "Grenoble est connu internationalement pour (...) ses développements en matière de chimie à haut risque, de dispositifs biométriques militaires et sécuritaires" (un vice-président de la Métro, conseiller municipal de Grenoble, Le Métroscope, février 2006). Même les ministres le disent : "Notre intérêt pour Minatec illustre, lui aussi, l'engagement croissant de la Défense dans la recherche et l'innovation" (Michelle Aliot-Marie en visite à Minatec, 24/03/06).
Le 2 juin à Grenoble, le CEA et l'INPG appuyés par l'Etat et toutes les collectivités publiques inaugurent Minatec, le premier pôle européen de recherche publique en nanotechnologies. Symbole parfait de la recherche asservie à l'industrie et à l'Armée, de la fuite en avant économique et technologique et des décisions publiques prises dans le secret, Minatec est contesté depuis des années par des grenoblois-es (voir le récit de l'occupation d'une grue en décembre 2004, ou le site de Pièces et Mains d'Oeuvre). Quelques raisons de s'opposer à Minatec, et ce que cette inauguration a d'historique
+ Témoignage d'une personne présente:
"[...] fallait voir ça c'était horrible depuis le matin que je me suis levée je n'ai vu que des CRS de partout en ville. Grenoble était quadrillée par la police. On est allé à la manifestation hier matin, nous étions trois. Cette fois ci c'était bien pire que pour le CPE, ils (les flics) ne nous ont même pas laissé dépasser Alsace-Lorraine il y avait deux cars de CRS qui nous barraient la route. Les manifestants ont brisé les vitres de la BNP à coups de batte. Nous, nous nous sommes rangé sur le côté à cause des lacrimo qui commençaient à pleuvoir, on est allé jusqu'à st Bruno ( on avait quitté le cortège ) on voit la voiture sono arrivé et les CRS Charger, Flash ball à la main ils ont tiré cette bande d'enfoirés. c'est là qu'on a vu la fille se prendre une balle de flash ball dans la tête ce qui nous prouve encore une fois qu'ils tirent bien à hauteur de tête."
Une preuve s'il en fallait une que la répression ne fait que commencer. Le projet de minatec nous a été imposé sans aucun débat publique. nous savons très bien que ce sont en majorité des entreprises privé qui l'ont financé sans oublié les 9 millions de la ville de Grenoble, ceux de l'état, et des villes environnantes. on nous dit que minatec est une réponse au problème économique, au problème du chômage...
Minatec est réservé aux ingénieurs et étudiants en sciences afin que l'état puisse breveté tout ce qu'il veut pour la défense...
Ce qui se passe est un honte, c'est vomir.
Isère pôle de compétitivité, Grenoble seul centre de recherche sur les nanotechnologie en Europe... ça fait bien pour la pub de la région mais est ce qu'on demande son avis au gens qui habitent ici... non... bien sur ils sont trop sot pour pouvoir comprendre que les nanotechnologie c'est l'avenir... Tout comme le nucléaire était le notre avant de devenir la fin de tout pour les habitants de Tchernobyl, ou encore Hiroshima, Nagasaki... Bref, on continue de nous prendre pour des cons afin de pouvoir assouvir une soif de sécuritaire absolu.
Orwell lui même n'aurait pas imaginé pire!
MINATEC, inauguration : ambiance grenobloise !
Vendredi 2 juin à Grenoble, le CEA et l'INPG appuyés par l'Etat et toutes les collectivités publiques inaugurent Minatec, le premier pôle européen de recherche publique en nanotechnologies... dans la peur de la contestation. Déjà Chirac et de Villepin avaient renoncé à se déplacer, et la date de l'inauguration avait été repoussée. Aujourd'hui un quadrillage quasi-militaire de la ville protège les "festivités" de tout événement imprévu. Le matin même sur le campus, le campement d'opposant-e-s à Minatec a été expulsé. La Bifurk, autre point de convergence des opposant-e-s, a été entièrement encerclée par les forces de l'ordre. La place principale du centre-ville est occupée par la police, qui contrôle systématiquement tout petit groupe de personnes assimilables à des manifestant-e-s. Le domicile de deux personnes a été perquisitionné. Des véhicules de la BAC ont foncé sur une trentaine d'individus discutant dans un jardin public, pour disperser "l'attroupement" ; il y a eu quelques arrestations. Le quartier autour de Minatec, véritable zone rouge, est bouclé : les habitant-e-s doivent justifier de leur domicile pour passer. Jeudi 1er, une manifestation de plus de 1000 personnes avait été appelée par l'Opposition Grenobloise aux Nécrotechnologies et d'autres organisations, dont le réseau Sortir du nucléaire. Partie du centre-ville, elle a été stoppée avant la gare et violemment réprimée (une blessée, trois personnes en garde-à-vue). Les jours précédents, actions (1 | 2), débats et rencontres se sont succédés contre Minatec et son monde.
Même les élus municipaux le disent : "Grenoble est connu internationalement pour (...) ses développements en matière de chimie à haut risque, de dispositifs biométriques militaires et sécuritaires" (un vice-président de la Métro, conseiller municipal de Grenoble, Le Métroscope, février 2006). Même les ministres le disent : "Notre intérêt pour Minatec illustre, lui aussi, l'engagement croissant de la Défense dans la recherche et l'innovation" (Michelle Aliot-Marie en visite à Minatec, 24/03/06).
Le 2 juin à Grenoble, le CEA et l'INPG appuyés par l'Etat et toutes les collectivités publiques inaugurent Minatec, le premier pôle européen de recherche publique en nanotechnologies. Symbole parfait de la recherche asservie à l'industrie et à l'Armée, de la fuite en avant économique et technologique et des décisions publiques prises dans le secret, Minatec est contesté depuis des années par des grenoblois-es (voir le récit de l'occupation d'une grue en décembre 2004, ou le site de Pièces et Mains d'Oeuvre). Quelques raisons de s'opposer à Minatec, et ce que cette inauguration a d'historique
+ Témoignage d'une personne présente:
"[...] fallait voir ça c'était horrible depuis le matin que je me suis levée je n'ai vu que des CRS de partout en ville. Grenoble était quadrillée par la police. On est allé à la manifestation hier matin, nous étions trois. Cette fois ci c'était bien pire que pour le CPE, ils (les flics) ne nous ont même pas laissé dépasser Alsace-Lorraine il y avait deux cars de CRS qui nous barraient la route. Les manifestants ont brisé les vitres de la BNP à coups de batte. Nous, nous nous sommes rangé sur le côté à cause des lacrimo qui commençaient à pleuvoir, on est allé jusqu'à st Bruno ( on avait quitté le cortège ) on voit la voiture sono arrivé et les CRS Charger, Flash ball à la main ils ont tiré cette bande d'enfoirés. c'est là qu'on a vu la fille se prendre une balle de flash ball dans la tête ce qui nous prouve encore une fois qu'ils tirent bien à hauteur de tête."
Une preuve s'il en fallait une que la répression ne fait que commencer. Le projet de minatec nous a été imposé sans aucun débat publique. nous savons très bien que ce sont en majorité des entreprises privé qui l'ont financé sans oublié les 9 millions de la ville de Grenoble, ceux de l'état, et des villes environnantes. on nous dit que minatec est une réponse au problème économique, au problème du chômage...
Minatec est réservé aux ingénieurs et étudiants en sciences afin que l'état puisse breveté tout ce qu'il veut pour la défense...
Ce qui se passe est un honte, c'est vomir.
Isère pôle de compétitivité, Grenoble seul centre de recherche sur les nanotechnologie en Europe... ça fait bien pour la pub de la région mais est ce qu'on demande son avis au gens qui habitent ici... non... bien sur ils sont trop sot pour pouvoir comprendre que les nanotechnologie c'est l'avenir... Tout comme le nucléaire était le notre avant de devenir la fin de tout pour les habitants de Tchernobyl, ou encore Hiroshima, Nagasaki... Bref, on continue de nous prendre pour des cons afin de pouvoir assouvir une soif de sécuritaire absolu.
Orwell lui même n'aurait pas imaginé pire!
